Vivre en santé : C’est plus que des carottes et du yoga

Prendre des repas équilibrés. Limiter ses portions. Faire du jogging ou du yoga. Suivre la méthode Pilates.

Nous sommes nombreux à déployer des efforts considérables pour garder la santé et éviter que notre qualité de vie ne soit détériorée par la maladie ou des blessures. Nous voulons nous sentir bien dans notre peau et profiter de la meilleure qualité de vie possible.

Que l’on préfère les balades en famille dans les montagnes ou une semaine de farniente au chalet, notre bien-être dépend de toutes sortes de facteurs. C’est pourquoi, chaque année, nous dépensons de l’argent pour protéger la voiture, la maison ou le chalet contre les imprévus. Mais qu’en est-il de notre santé et de notre capacité de gagner un revenu?

Pourquoi sommes-nous si nombreux à laisser sans protection notre bien le plus précieux?

Selon l’Institut canadien de la recherche sur la condition physique et le mode de vie, nous sommes 70 % à faire régulièrement de l’activité physique en plus de manger sainement. Si nous avons tant à coeur notre bien-être, alors pourquoi, selon un sondage national réalisé par le Centre de recherche Décima, moins de cinq Canadiens sur dix sont proactifs avec leur santé financière?¹ Ce dont bien des gens ne se rendent pas compte, c’est qu’une personne de 30 ans qui gagne 4 000 $ par mois pourrait gagner environ trois millions de dollars au cours de sa carrière, en supposant qu’elle travaille jusqu’à l’âge de 65 ans. Ce sont trois millions qui lui permettront d’améliorer sa qualité de vie, de payer les études de ses enfants et d’économiser en vue de sa retraite.

Alors, qu’arrive-t-il si nous nous retrouvons incapables de travailler?

Protéger sa santé financière

Nous aimerions tous que notre revenu familial et nos projets d’avenir soient protégés en cas d’accident ou de maladie. Or, au lieu d’utiliser nos économies, de retirer de l’argent de nos REER, de prendre une hypothèque (ou une deuxième hypothèque) sur la maison ou de vendre des biens, nous pouvons nous tourner vers une autre source de revenus.

Prenons un exemple. Vous et votre conjoint(e) êtes au début de la quarantaine, vous gagnez chacun 40 000 $ par année environ et votre portefeuille REER vaut 135 000 $. Un beau week-end, en faisant des travaux d’entretien sur la maison, vous tombez d’une échelle et vous vous blessez gravement au dos, ce qui vous force à un repos de six mois.

Durant ces six mois, vous constatez que le revenu de votre conjoint(e) ne suffit pas et qu’il faut y ajouter 2 000 $ par mois. Vous décidez donc de retirer ce montant de votre compte REER. Qu’est-ce que cela signifie pour votre pécule de retraite?

En supposant que vous êtes imposé à un taux marginal de 40 %, vous devez retirer 3 350 $ de votre REER pour obtenir 2 000 $ après impôts. Répétez l’opération pendant six mois, et vous aurez retiré 20 100 $ de votre REER.

Mais ce n’est pas tout. Si vous avez 41 ans et avez l’intention de travailler jusqu’à 65 ans, vous et votre conjoint(e) perdrez 24 années de croissance à l’abri de l’impôt sur cet investissement de 20 100 $ que vous avez retiré. En supposant un taux de rendement annuel moyen de 8 % sur 24 ans, vos REER vaudront 127 458 $ de moins à la retraite. À cause d’un bête accident, vous faites une entorse majeure à vos plans d’avenir.

Ce qui nous amène à la question : pourquoi prendre ce risque? Pourquoi ne pas donner à soi-même la même attention que nous donnons à nos voitures et à nos maisons?

¹Les données ont été recueillies entre le 20 et le 30 octobre 2006 par l’intermédiaire d’eVox, le panel national en ligne de Décima. Les résultats sont fondés sur un échantillon de 2 170 Canadiens, et la marge d’erreur correspondante est de 2,2 %, 19 fois sur 20.

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